patico brown


Patico Brown est un pseudonyme. Je lis une énorme déception teintée de curiosité sur les visages de celles et ceux qui ne l’avaient pas deviné (peu nombreux, certes). Pourquoi ce pseudo ridicule ? Pour se cacher, bien sûr, et peut être pour entretenir le doute que son frangin ait écrit le Da Vinci code. Quand à Patico, c’est une longue histoire qui se déroule jusqu’à nos jours…

On l’a vu au Chili, au Vénézuela, à Cuba, au Mozambique… A ce stade, vous confondez probablement avec Corto Maltese. Mais des fois, y’a plus de doute: Patico se marre. Et on peut alors éviter de lui poser des questions sur Samarkand, Klingsor, ou la mer des Célèbes.
En Bolivie, aussi, où bardé d’un T-shirt du Ché, il a réussi à interviewer Ernesto himself tout en évitant discrètement de boire l’atroce tisane de racines et de fumer le calumet. Je ne nomme ici que les pays qui assurent au niveau imaginaire-du-lecteur (vous), car on le voit souvent aussi en Belgique, dans la Ruhr, où d’autres endroits qui ont un charme fou non consensuel.

Ha, le consensus…Une vraie histoire d’amour. Particulièrement celui qui s’imbrique étroitement avec la contre-culture et ce qui est « cool », l’imposture, le consentement forcé, la résistance et ses oripeaux bien-pensants, …you name it.

Patico sait reconnaitre la différence entre un héroïque cow-boy-chercheur d’or dans le désert mythique de l’Utah et un bouseux (même cultivé) rencontré dans l’Aveyron. Ou entre la night mythique dans un New York rempli de héros flamboyants qui brûlent la vie par les trois bouts, et la nuit de merde de son paté de maison.

L’histoire de Patico, c’est la votre, et il est comme vous : Contre tout ce qui est pour, et pour tout ce qui est contre (sauf quand y’a de l‘oseille à la clé). Patico chante sous la douche, « oublie » régulièrement de débarrasser la table, et passe un temps infini à retrouver deux chaussettes identiques.


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